Saint-Pierre Chanel - Collège et Lycée privés

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Pauvreté et exclusion : des lycéens à l'écoute de Martin HIRSCH

Dans le cadre des cours de Sciences économiques et sociales, 35 lycéens de Terminale ES du Lycée Saint Pierre Chanel et leurs professeurs ont répondu présents à l'invitation du Président du Conseil économique et social de Lorraine, M. Roger CAYZELLE. Le CESL recevait ce mercredi 7 décembre, Martin HIRSCH, président d'Emmaüs France.
En introduction, Roger CAYZELLE a dressé un constat amer de la situation lorraine : malgré un rebond économique en 2004, tous les indicateurs sociaux sont au rouge et se dégradent (taux de chômage, pauvreté, précarité, surendettement...). Herbert NERY, Président de l'Université de Nancy 2, a chiffré à 15% environ, le nombre d'étudiants pauvres dans son secteur géographique.
Martin HIRSCH a constaté qu'en France, un million d'enfants vivent dans des familles qui se trouvent sous le seuil de pauvreté (600 euros par mois) et deux millions si l'on utilise les normes européennes (720 euros par mois). Cinquante ans après l'appel de l'Abbé Pierre, il a dressé l'évolution de la pauvreté : aujourd'hui « une pauvreté du trop plein », alors que la France est un des cinq pays les plus riches du monde.
« Une pauvreté en marge et au coeur de la société »
Les inégalités se creusent et de nouvelles inégalités apparaissent : la cause est à chercher dans l'organisation de la société.
Quel combat mener dans un pays qui compte cinq millions d'exclus ? Martin HIRSCH a décliné des propositions concrètes d'actions (revenu de solidarité active, aides au logement, regroupement des services sociaux, transports gratuits ou aidés... ) et surtout a insisté sur le fait que chacun doit se mobiliser, y compris MEDEF et syndicats... C'est en mettant en place une véritable politique de lutte contre la pauvreté - qui n'existe pas aujourd'hui - que l'on répondra au problème.
La salle a pu en fin de soirée débattre directement avec Martin HIRSCH. Les élèves de Terminale en ont profité, SARAH l'a ainsi interpellé sur le modèle social scandinave. Leur sens de la solidarité est-il déclinable en France ?